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Oui aux antidépresseurs mais pas en première intention !

Sommaire

Les médicaments antidépresseurs prescrits dans leur véritable indication sont une solution précieuse en médecine intégrative. Mais ce n’est pas toujours le cas, et c’est alors qu’ils posent problème. Plutôt que rejeter ces produits comme cela est parfois exprimé, il conviendrait de les remettre à leur place.

Médicaments de la dépression

Les antidépresseurs ont montré une efficacité réelle dans les dépressions profondes, notamment les dépressions endogène. En revanche, leur effet n’est pas supérieur à un placebo dans les dépressions légères ou transitoires, c’est-à-dire de nombreuses dépressions réactionnelles qui font suite à une difficulté adaptative après une épreuve ou un évènement difficile.

Depuis ce constat effectué par les autorité sanitaires [1], la prescription de ces médicaments augmente en France, aux USA, au Canada et au Royaume Uni. Il est difficile d’établir une frontière entre dépression relevant d’un antidépresseur ou non, et le doute joue probablement en facteur du médicament.

Le problème est que ces médicaments ne sont pas anodins. Ils ont des effets secondaires et pris à long terme, ils créent une forme d’accoutumance suite à laquelle leur arrêt peut conduire à l’aggravation de la situation, alors que celle-ci ne s’était pas vraiment améliorée. Le piège !

Solutions non médicamenteuses

Les solutions non médicamenteuses sont cependant connues et évaluées [2].

Hiérarchie chronologique de réponse à la dépression

l y a aujourd’hui une hiérarchie chronologique de réponse face à la dépression qui devrait être respectée, dans la mesure où les premières propositions sont à la fois durables, bien tolérées et peu onéreuses, alors que le coût ou les risques augmentent à chaque marche de l’échelle :
1. Méthodes naturelles pouvant associer alimentation, activité physique, exposition à la lumière, relaxation, méditation.
2. Accompagnement psychologique : TCC, hypnose ou EMDR dans certaines circonstances.
3. Phytothérapie : millepertuis, griffonia, safran.
4. Médicaments antidépresseurs et anxiolytiques.
5. Méthodes invasives : Électrochocs et stimulations magnétiques intracrâniennes.

Place de la nutrithérapie

La nutrithérapie, propose des cures spécifiques après un bilan évaluant le statut en neuromédiateurs. C’est une solution spécialisée et onéreuse. Avant d’en arriver là, il est plus simple et accessible au plus grand nombre d’améliorer la nutrition générale, avec si besoin une complémentation.
Une expérimentation récente effectuée en Australie a montré le rôle bénéfique d’une alimentation suivant le régime méditerranéen [3].
D’autre part, le rôle favorisant des vitamines B9 et B12 en cas de déficience est aujourd’hui bien connu.
Celui du magnésium a été souligné par une publication récente [4].

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