La culpabilité est-elle un mal nécessaire ?
Sommaire
La culpabilité est un mécanisme psychologique qui s’active lorsque nous pensons ou agissons sous l’impulsion d’un désir qui va à l’encontre des valeurs qui nous gouvernent.
Pour les personnes qui la ressentent, elle est une vraie souffrance, parfois insupportable. Pour la communauté humaine, elle est un garde-fou qui réduit les agissements néfastes des individus, et serait, pour cela, un mal nécessaire. Elle apparaît donc comme un handicap individuel pour un bénéfice collectif.
Est-elle indispensable pour que nous puissions vivre ensemble en sécurité ?
La culpabilité est différemment ressentie selon les personnes, et les différences s’éclairent en évaluant ce qui se passe à quatre niveaux : collectif, culturel, interpersonnel et personnel.
Elle a une dimension différente si les valeurs qui s’opposent à nos désirs sont liées à une morale inconsciemment acquise lors de notre construction, ou si elles sont librement posées par un choix souverain.
1. Qu’est-ce que la culpabilité ?
La culpabilité ne correspond pas vraiment à une émotion ou un sentiment, tels que ceux-ci se manifestent habituellement.
– Une émotion est un état affectif, qui surgit spontanément, active des manifestations physiologiques, et provoque un ressenti global agréable ou désagréable, dans une durée limitée.
– Un sentiment est un processus mental complexe qui crée un climat affectif autour duquel s’organisent des pensées. En quelque sorte, c’est un ressenti mentalisé qui ne suit pas une logique rationnelle. Et il peut être durable, se manifestant en continu, ou par intermittence.
La culpabilité oscille entre les deux, avec du côté émotion un mélange de honte, tristesse, de mépris ou de colère contre soi-même, et du côté sentiment, un reproche tenace à notre encontre d’avoir transgressé une règle intérieure ou d’être en situation de le faire.
La culpabilité pourrait prendre la forme d’un poignard retourné contre le cœur, qui le pique au moment de transgresser la règle, provoquant de la peur, et le pénètre une fois la transgression effectuée, générant une souffrance qui déchire.
2. La culpabilité collective dans l’histoire de l’humanité
La culpabilité n’existe pas pour les animaux et ne semble pas présente au début de l’histoire de l’humanité.
Les différents niveaux de maturité psychologique, décrits par Clare Graves dans le modèle connu aujourd’hui sous le nom de Spirale Dynamique, montrent clairement que la culpabilité apparaît au stade « bleu », avec les religions qui ont érigé une morale sur la base d’une vérité absolue révélée.
Rouge | Égocentrisme, Impulsivité, puissance individuelle | Domination par la force, compétition favorable au plus fort. | Amoral (pas de morale) |
Bleu | Ordre et hiérarchie selon la loi | Autorité par la loi, pouvoir à ceux qui l’incarnent et la font respecter | Moral (morale définie par la loi) |
Orange | Individualisme, Liberté, jouissance de la vie | Pouvoir de la science et compétition favorable au plus malin | Immoral (non-respect de ce qui entrave la liberté personnelle) |
Vert | Sens du collectif, Tolérance, qualité relationnelle | Recherche de l’harmonie collective par la coopération | Plus besoin de morale du fait d’une attention accrue aux autres |
Avant cela, quand la loi du plus fort organisait les communautés humaines, il n’y avait pas de morale et donc pas de notion de faute. Un comportement amoral, référencé à aucune règle de conduite, ne peut connaître de culpabilité.
En revanche, quand c’est une religion qui fait loi, avec sa morale bien définie, être immoral, c’est-à-dire transgresser une morale connue, génère instantanément de la culpabilité, avec la peur d’une punition à venir (un châtiment divin). Cela conduit à une autorégulation des comportements qui se contraignent à suivre des règles collectives favorables à la sécurité et la tranquillité de la communauté.
Cet aspect historique montre clairement la différence entre un comportement amoral qui ignore la culpabilité, et un comportement immoral qui s’y expose si la morale est active. C’est donc bien l’existence d’une morale contraignante, portée par une règle intériorisée, qui conduit à la culpabilité sous une forme que l’on pourrait qualifier de « collective » quand elle est partagée à l’identique par les membres d’une même communauté.
La nécessité de cette contrainte collective pour la vie en société est tellement ancrée dans les croyances que l’on associe spontanément l’immoralité au fait de faire quelque chose de mal !
Que devient la culpabilité, selon la Spirale Dynamique, après le niveau « bleu » (soumission à une vérité absolue qui fixe les règles) quand s’installe le niveau « orange » (individualisme avec recherche de sa propre réussite et de son propre plaisir en étant le plus malin) ?
Elle ne disparaît pas complètement et continue ainsi à stabiliser la société. Le niveau orange garde généralement un fond de « bleu », avec ses règles et sa morale qui maintient une relative paix sociale, ce qui permet d’exercer l’individualisme sans être soumis à la loi du plus fort. Ceux qui savent se libérer de la morale, les plus malins, ont plus de facilité à réussir, notamment face à ceux qui restent conformes aux lois et la morale pour ne pas se ressentir fautif et éviter d’être face à la culpabilité.
La culpabilité s’efface réellement à partir du niveau suivant (« vert »), dans lequel la valeur dominante est l’attention à l’autre, en respectant son intégrité et ses points de vue. Cela qui exclut progressivement toute référence à une vérité absolue qui indique ce qui est « bien » ou « mal », . Il devient ainsi possible d’être soi-même et d’accepter que les autres le soient, sans qu’il y ait notion de faute.
3. La culpabilité culturelle n’est pas exclusive aux religions
Les religions illustrent parfaitement comment la croyance en une vérité absolue et la morale qui l’accompagne suspendue à une justice divine qui s’exercera dans l’au-delà, conduit à la culpabilité, qui régulent les comportements de manière qu’ils soient conformes à la loi.
Ce ne sont pas cependant pas les seules situations où la culpabilité se manifeste. Toute vérité ou loi contraignante et défendue par une force répressive (réelle ou imaginaire) pouvant punir les transgressions, est génératrice de culpabilité, dès lors que l’on se sent soumis à la règle. Cela peut être une idéologie à laquelle on adhère (spirituelle ou matérialiste), ou l’existence d’un pouvoir autoritaire. Dans les deux cas, il y a des règles communes contraignantes et une surveillance interne ou externe de leur respect. Cela concerne alors une communauté, plus ou moins grande selon les règles concernées, allant de la famille à la nation.
Il est intéressant d’observer la différence entre deux situations :
– La peur du châtiment divin, liée à une croyance, met une contrainte omniprésente sans besoin de police pour la faire respecter : on se punit tout seul !
– La peur du châtiment terrestre consécutive au fait d’être observé, puis condamné, conduit à transgresser sans crainte quand il n’y a aucun risque d’être pris.
➥ Dans le premier cas, il s’agit de véritable culpabilité, qui se manifeste spontanément, même sans être vu et sans forcément penser au châtiment divin.
➥ Dans le second cas, il s’agit simplement de la peur de se faire prendre.
Les deux peuvent se combiner, la peur de se faire prendre amplifiant une culpabilité déjà existante.
La culpabilité culturelle est associée au fait d’être soumis inconsciemment à la morale d’une vérité ou d’une loi venue de l’extérieur et à laquelle on adhère, que celle-ci soit religieuse au non.
4. La culpabilité par conflit entre besoins et valeurs choisies
Qu’en est-il si la morale personnelle n’est plus une règle intégrée lors d’une imprégnation subie lors de la construction physiologique, pour devenir une orientation vers des valeurs choisies, et l’engagement envers soi-même ou envers d’autres personnes de rester fidèle à ces valeurs ?
On peut ainsi ressentir des désirs (des simples envies, ou de véritables besoins) qui vont à leur encontre, et les satisfaire serait une trahison à notre propre engagement.
Est-ce le même mécanisme de culpabilité qui se manifeste ?
Dans sa forme, oui, c’est bien un conflit entre désir et référence morale.
Dans le fond, c’est différent. Il ne s’agit plus d’un conflit « névrotique » entre deux mécanismes inconscients (le désir et l’autocontrainte intégrée), qui laisse le choix entre culpabilité et frustration. Il s’agit alors d’un conflit évolutif, entre un mécanisme inconscient dont le moteur est la survie, et une souveraineté consciente qui choisit de développer un état d’être que nous estimons plus favorable pour notre développement, ou pour contribuer à une meilleure harmonie du monde qui nous entoure.
Il y a alors quelque chose de noble, qui peut être souffrant, tout en étant nourri par le sens et la beauté de s’aligner sur quelque chose de plus grand que ce que nous sommes à cet instant. Cette forme de culpabilité ne s’en prend pas à soi-même, elle se focalise sur la difficulté d’accepter une situation qui nous dépasse.
Il reste cependant une question qui dérange. Avons-nous vraiment choisi ces valeurs qui nous guident, ou avons-nous inconsciemment construit une histoire pour croire que c’est le cas ? Il est bien difficile d’y répondre. Se poser courageusement et consciencieusement la question nous autorise à choisir la réponse.
5. La culpabilité sous emprise (interpersonnelle)
La soumission à l’emprise d’un autre dans une relation, qu’elle soit dans un cadre privé ou professionnel, recrée les conditions d’une règle contraignante dont la transgression active la culpabilité.
Quels que soient le mode et le niveau d’emprise (voir l’article : Emprise, harcèlement : comment les identifier et quelles sont les solutions ?) il se crée un rapport d’autorité qui impose des règles de conduite. La personne soumise, affaiblie dans sa souveraineté, se sent obligée de faire ce qu’attend son dominateur. Une attitude contraire déclenche une forme de culpabilité avec une peur plus ou moins bien définie de la maltraitance qui pourrait en résulter. C’est ainsi que, progressivement, elle se soumet à l’autre, comme un croyant se soumet aux règles de la religion alors que personne ne le surveille.
6. La culpabilité personnelle liée à la construction psychique
La culpabilité est un processus intérieur qui naît de conflit entre un désir de faire (liberté), et une règle qui l’interdit (conformité). Cela sous-entend l’existence d’une entité interne qui porte cette règle. La psychanalyse a nommé cette entité le surmoi, qu’elle définit comme une conscience morale qui intègre les normes, les valeurs et les interdits de la société, pour contrôler les impulsions de manière à respecter les standards moraux. Aujourd’hui, on parle plus volontiers de juge ou de censeur intérieur.
Le surmoi n’est pas naturel, il est lié à l’éducation, et se situe donc au niveau culturel. Ainsi, tous les membres d’une même communauté sont concernés. Cependant, on constate clairement, dans une communauté où chacun a reçu la même éducation, que le surmoi a une activité très inégale selon les sujets, certains ayant un niveau de culpabilité élevée, alors que d’autres en semblent dépourvus. Il y a donc dans la construction psychique un facteur déterminant. La psychologie classique décrit cela sans explication convaincante. L’Ennéagramme des personnalités l’explique de manière magistrale.
7. La culpabilité éclairée par l’Ennéagramme des personnalités
L’ennéagramme est particulièrement pertinent pour expliquer les mécanismes des comportements individuels et leur différence selon la configuration avec laquelle s’est construite la personnalité. Cela s’applique particulièrement pour la culpabilité, expliquant pourquoi certaines personnes y sont par nature intrinsèquement soumises et peuvent difficilement s’en détacher, alors que d’autres ne le sont que par la force d’une imprégnation culturelle et peuvent beaucoup plus facilement s’en libérer.
Les dynamiques de fonctionnement des 9 bases de l’Ennéagramme ne permettent pas de comprendre la culpabilité, celle-ci pouvant se manifester dans la majorité d’entre elles, et parfois seulement pour l’un des deux variants de la base (voir l’article : Les variants µ : le chaînon manquant de l’ennéagramme).
La prédisposition à la culpabilité se comprend par les styles sociaux, trois groupes de personnalités qui se définissent par ce que l’on appelle en Ennéagramme le centre réprimé (voir l’article : Les styles sociaux (triades hornéviennes) : une clé majeure de l’Ennéagramme)
En résumé simplifié : chacune des 9 bases de personnalités est associée une hiérarchie de fonctionnement de trois centres psychiques : instinctif, émotionnel et mental, qui apportent chacun des modes fonctionnement spécifiques.
– Instinctif : bon sens immédiat et facilité à agir
–Émotionnel : sensibilité et empathie
– Mental : capacité à se projeter dans l’avenir et à choisir
L’un ces trois centres est dit « réprimé », parce qu’il fonctionne mal dès lors que nous sommes en situation de stress. Cette limite de fonctionnement donne une caractéristique comportementale forte vis-à-vis des autres, qui définit les styles sociaux.
STYLE SOCIAL | CENTRE RÉPRIMÉ | DOMINANTE COMPORTEMENTALE |
Assertif/Expansif | Émotionnel | Fortement extraverti, va chercher ce qu’il désire |
Conforme/dépendant | Mental | Extraverti avec retenue, cherche à mériter ce qu’il désire |
En retrait/Détaché | Instinctif | Introverti, espère obtenir ce qu’il désire en se retirant |
Parmi les trois styles sociaux, un seul est fortement prédisposé à la culpabilité et ne pourra pas y échapper : le style conforme/dépendant. Les autres l’intégreront plus ou moins, parfois pas du tout, selon leur imprégnation familiale, leur développement culturel et le fait de se trouver ou non sous emprise d’une autre personne. Ils ont du fait de leur propre centre réprimé d’autres difficultés que les personnes conformes n’ont pas.
* Précision pour les lecteurs qui connaissent l’Ennéagramme : le style conforme/dépendant concerne la totalité des personnes en base 6 (centre mental par nature réprimé), jamais les bases 5 et 7 (centre mental dominant et jamais réprimé) et seulement un variant des autres bases (1α, 2α, 4µ, 8µ). Pour les bases 3α et 9µ, le style conforme est présent mais moins marqué du fait d’un autre style social associé et dominant.
En explorant la personnalité des sujets de style conforme, on découvre généralement l’existence d’un juge intérieur, parfois très puissant, qui dicte la règle comportementale : ce qu’il est adéquat de faire ou ne pas faire pour être en paix, l’inverse déclenchant immédiatement de la culpabilité. Ces règles sont déterminées par l’environnement familial et l’attitude que l’enfant perçoit comme nécessaire pour être en sécurité et se sentir aimé.
Les personnes de type conforme sont ainsi particulièrement sociables, attentives aux autres, serviables jusqu’à devenir corvéables par un sens élevé du devoir. Elles font ainsi plus que leur part, et dans bien des cas, permettent de faire de fonctionner des structures qui s’effondreraient sans leur contribution (les hôpitaux par exemple).
On peut comprendre aisément comment la répression du centre mental conduit au style conforme, et avec lui, à la culpabilité. Lors de la construction de la personnalité, L’enfant, dont le centre mental se réprime lorsqu’il est en difficulté, se trouve alors démuni lorsqu’il doit donner un sens ou choisir. Il se met logiquement en place une entité qui va remplir cette fonction et dicter une norme intérieure cohérente dès lors que le mental n’est pas en capacité de le faire librement. Cette entité, nécessaire sans un premier temps, va cependant prendre de plus en plus d’importance, et s’imposer de manière dominante alors qu’elle n’est plus utile. Ce fonctionnement se consolide par habitude, et installe des habitudes dont il est bien difficile de se libérer.
8. La culpabilité en psychothérapie
La culpabilité chronique est rarement l’objet d’une demande en psychothérapie. Elle peut cependant apparaître comme un levier majeur d’amélioration du bien-être.
Il y a de multiples manières de l’aborder, et les stratégies peuvent ainsi beaucoup varier selon les praticiens.
La clef principale est probablement d’intégrer que la culpabilité est un processus douloureux qui a une fonction utile : mieux se comporter vis-à-vis des autres et son éthique personnelle en général. Cependant, le mal qu’elle produit n’a aucune utilité. Ce qui compte est sa fonction. Et il est possible d’y parvenir aussi bien, et même mieux, sans s’infliger d’autopunition. Cela commence par l’acceptation que nous sommes limités, que nous faisons de notre mieux, et que nous considérons comme des échecs ou des erreurs ce qui dans notre développement sont des apprentissages.
Quand la culpabilité concerne un comportement passé ayant conduit à des conséquences fâcheuses, il est important de comprendre le piège psychique qui nous rend alors particulièrement injuste avec nous-même. Ce piège est de croire que nous aurions pu faire autrement, à un moment où nous n’avions pas connaissance de ce qui nous permet désormais de voir les choses sous autre angle plus éclairant. L’injustice est de considérer que nous aurions dû être meilleurs que ce que nous étions réellement au moment des faits. Nous nous rendons coupables de ne pas avoir manifesté, à un moment donné, ce dont le meilleur réel de nous-même était incapable, nous identifiant alors à un meilleur idéalisé.
Tout cela n’est bien sûr que de la pensée, et cela ne va pas dissoudre par magie la culpabilité. C’est cependant la porte ouverte vers un chemin qui a du sens, et va permettre de s’investir dans une démarche d’apprentissage vers le changement.
Une démarche d’apprentissage en psychothérapie repose sur un objectif, un engagement à persévérer malgré les difficultés ou le sentiment de ne pas avancer, et un cadre posé par un accompagnant qui balise un parcours construit ensemble avec les outils thérapeutiques appropriés.
Parmi les outils bénéfiques dans une situation de culpabilité excessive :
– La méditation pleine conscience, pour favoriser l’acceptation de ce qui est, et la connexion à la partie de soi la plus stable qui porte notre identité profonde.
– Un travail structuré sur le juge intérieur, afin de le conscientiser, de l’accepter, et de le faire évoluer vers une place où il garde ses fonctions aidantes sans venir entraver les désirs nécessaires à notre épanouissement.
– Un développement de la tolérance qui accepte la différence de l’autre sans la juger, ce qui améliore les respects des personnes avec qui nous sommes en relations sans pour autant se sentir responsable de ce qui les concerne
– Les élixirs floraux sont des aides utiles lorsqu’ils sont en phase avec un objectif choisi et clairement formulé : Pin (gamme Bach) pour la culpabilité générale liée au perfectionnisme, Hysope (gamme Deva) pour la culpabilité liée à un évènement ponctuel, Sturt desert rose (gamme bush australien) pour la culpabilité de ne pas être conforme aux attentes, notamment familiales.
– La configuration ennéagramme de la personnalité permet d’identifier le mécanisme personnel qui favorise la culpabilité (et d’autres difficultés !)
La culpabilité est un moyen archaïque et souffrant de contenir automatiquement nos comportements, pour qu’ils soient favorables au bon fonctionnement des communautés humaines, en se conformant à leurs règles de fonctionnement.
Elle est utile en cela, et cependant non nécessaire dans sa forme habituelle. Une autre manière d’atteindre le même objectif est de développer deux attitudes complémentaires :
– L’acceptation de soi tel que nous sommes, avec un système de valeurs de nous choisissons réellement, qui est compatible avec nos besoins, et que nous nous engageons à honorer.
– L’attention aux autres, tels qu’ils sont, avec la sensibilité à ce qui les affecte.
Cela conduit à nous inspirer, pour nos relations, de la très belle formule de Thierry Tournebise : « incontournable délicatesse et outrancières précautions », qui pourrait aussi se formuler en « infinie délicatesse et inutiles précautions ».
Illustration : image générée par IA avec l’aide de PrintOclock











