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La relation de couple : de l’enchantement à la désillusion

Relation de coupe - Illutration MabelAmber/Pixabay.1377835

Sommaire

La relation de couple est une histoire qui commence toujours bien et finit souvent mal. Chaque histoire est bien sûr différente, et on retrouve cependant, régulièrement, les mêmes phases.

Au départ, il y a l’enthousiasme, une certaine euphorie. Puis viennent les conflits, avec ou sans violence et qui trouvent ou non une solution. La sexualité, la fidélité et les enfants sont parfois des sources de complications. La dernière épreuve est celle de la lassitude.

Les difficultés conduisent généralement à la séparation, ou à la résignation d’une vie insatisfaisante, alors que le conflit, par lequel tout commence, est une opportunité évolutive pour chacun, que la relation en sorte consolidée ou se termine.

L’illusion d’un état amoureux durable

Se sentir amoureux est une émotion, qui se prolonge en sentiment par toutes les pensées qui entretiennent un ressenti tellement agréable qu’il peut nous marquer pour la vie.

Parfois c’est immédiat (coup de foudre), parfois c’est progressif.

Une caractéristique forte de l’état amoureux est une illusion d’expansion de conscience qui nous fait sentir plus grand, nous relie à ce qui est beau et qui va bien, mais aussi nous rend aveugle ce qui pourrait ternir un si bel horizon. C’est ainsi que nous ne voyons pas ce qui va ensuite poser problème et qui le plus souvent est déjà là !

Les inévitables difficultés d’une relation de couple

Ce qui crée un sentiment amoureux est la perception chez une autre personne de quelque chose qui nous manque et qui nous fait inconsciemment miroiter une plénitude. Une telle attraction ne peut se faire que dans la différence. Si on observe sous l’angle de l’Ennéagramme des personnalités, il est très rare que deux personnes fonctionnant sur la même base entrent en relation intime. Si c’était une loterie aléatoire, cela concernerait plus de 10 % des couples !

Une fois l’euphorie amoureuse retombée, ce qui peut prendre quelques semaines, quelques mois, et parfois des années, le voile d’aveuglement sur ce qui dérange se lève. La confrontation à des comportements différents que nous ne comprenons pas dans notre référentiel provoque des conflits, parfois de la violence. La sexualité, les enfants, l’infidélité réelle ou supposée, peuvent aussi devenir des problèmes… Quand la relation dure sous une forme routinière ou non épanouissante, arrive tôt ou tard la lassitude.

Pour chaque difficulté qui ne peut pas se résoudre spontanément à l’intérieur du couple, une médiation thérapeutique peut intervenir. Elle pose un regard extérieur, traduit ce qui est incompréhensible dans un langage qui a du sens pour chacun, et propose des solutions adaptées. C’est une chance qui est trop rarement saisie.

Les conflits : un passage incontournable

Le conflit dans une relation est une opposition suite à un désaccord. Il se manifeste de diverses manières : reproches, violence, retrait, silence… Il déstabilise la sérénité intérieure. On pourrait parler de stress relationnel, auquel nous répondons par des automatismes archaïques de la biologie : combat, fuite, inhibition (soumission). Les réactions sont différentes selon les personnalités et s’agacent mutuellement quand les personnalités sont de natures opposées.
Le conflit est le résultat d’un mécanisme inconscient. Dans notre représentation psychique, un dérangement rend l’autre responsable du problème, parce que son comportement nous blesse ou parce qu’il ne se comporte pas comme nous considérons qu’il devrait se comporter.
C’est une conséquence directe du fonctionnement représentatif du psychisme. Nous ne percevons pas le monde tel qu’il est. Nous percevons le monde extérieur avec des filtres et nous voyons les choses d’une manière acceptable dans notre modèle du monde. Ce que nous considérons comme réel n’est en fait qu’une modélisation, un film que nous réalisons dans notre tête. Nous nous racontons une histoire qui intègre les éléments extérieurs en s’alignant sur ce que nous croyons vrai. En réalité, nous avons seulement un point de vue personnel, et dans notre fonctionnement inconscient, nous croyons que ce point de vue est la vérité. Les autres ont un point de vue différent, ce qui crée naturellement des oppositions. Dans notre perception immédiate filtrée, ils ont forcément tort puisqu’ils ne sont pas dans notre vérité. Donc nous nous opposons !

Ce mécanisme inconscient est très puissant et continue de se manifester dans les situations de stress relationnel même quand nous avons compris mentalement ce processus et développé une tolérance à la différence. Dans une situation de stress relationnel, nous nous plaçons au centre de la situation, nous ne voyons qu’à travers notre modèle. S’il y a un problème, c’est donc forcément l’autre. Et l’autre ayant en lui le même processus, le conflit est inévitable !

Nos processus adaptatifs permettent, plus ou moins, de gérer les différents conflits de la vie, d’autant plus facilement que la relation est distante avec les personnes concernées. Nous imaginons, naïvement, pendant l’aveuglement de la phase amoureuse que cela ne peut pas arriver dans notre couple. Et c’est la désillusion ! Du fait de la proximité relationnelle, les différences qui s’opposent sont davantage confrontées et nous sommes déboussolés de vivre avec la même personne une face A et une face B entre lesquelles il ne semble y avoir aucun lien. D’un côté, il y a celle que nous pensons aimer, que nous avons choisi, et que nous apprécions. De l’autre, quelqu’un qui menace notre stabilité intérieure et que nous rejetons.

Des classiques « scènes de ménage » aux violences physiques, en passant par les ambiances tendues faites de critiques ou de silences, le conflit est omniprésent dans les couples.
La manière dont sont gérés les premiers conflits dans la relation est déterminante pour la suite.
– S’il y a recherche de solution par la communication et la coopération, chacun évolue, et la relation devient plus mature.
– S’il y a un déni du problème et des évitements pour le contourner, alors chacun s’enferme dans son propre modèle et développe une vision intérieure de l’autre, faite de suppositions. Celle-ci n’étant jamais échangée, elle est donc erronée. Les deux modèles trouvent la meilleure distance pour cohabiter en évitant de confronter ce qui n’est pas accordé. La vie en commun devient balisée et routinière. Une routine qui convient à certains, alors que d’autres vivent de plus en plus mal d’être aux côtés d’un « étranger » et de ne pas pouvoir partager ce qui les anime.
– S’il n’y a aucune solution pour apaiser ou éviter les conflits, la vie devient un enfer et sans médiation, la séparation apparaît alors comme la seule solution.

La phase de conflit dans le couple est souvent le point de départ des autres difficultés, qui vont arriver ensuite. C’est le moment idéal pour se faire aider. La médiation thérapeutique (thérapie de couple) aide à lever le voile sur les mécanismes conflictuels, comprendre ce qui se joue, et choisir de manière éclairée si cela peut être dépassé pour maintenir la relation, en utilisant les outils de communication adéquats. La séparation peut être choisie, en constatant l’impossibilité à dépasser les différends. Elle n’est en revanche jamais avantageuse quand elle est impulsive et actée avant d’avoir tenté de résoudre le conflit. Le conflit non résolu laisse des traces, et on observe régulièrement qu’il se reproduit dans une relation suivante. Le plus souvent à ce stade, quand les deux conjoints sont désireux de poursuivre la relation, une solution est trouvée.

Les diverses formes de violence

Il y a de multiples formes de violence dans un couple.
– La violence corporelle existe probablement depuis la nuit des temps. C’est la réponse la plus archaïque aux oppositions conflictuelles. Elle est devenue culturelle dans les sociétés machistes. Aujourd’hui, elle continue, se produit le plus souvent contre les femmes, mais aussi parfois contre les hommes. Il est difficile de juger les êtres qui manifestent cette violence. Celle-ci est enracinée dans certaines constructions de personnalités et surtout dans un vécu d’enfance dramatique. Elle n’en est pas pour autant acceptable. À défaut d’une vraie remise en cause suivie d’un accompagnement psychologique, dès lors qu’elle s’est produite elle est une menace. Elle justifie alors de mettre fin à une relation, puis de se réparer et/ou de protéger par une plainte si besoin.
– La violence psychologique est souvent considérée comme d’un niveau moindre. Elle ne laisse pas de trace, met plus de temps à manifester des dégâts, mais elle est tout aussi inacceptable.
Les différentes formes d’emprise qui sous-tendent ces violences ont été détaillées dans l’article 
Emprise, harcèlement : comment les identifier et quelles sont les solutions ?
Certaines n’ont pas d’autre issue favorable que mettre fin à la relation (perversion narcissique, possessivité abusive). D’autres sont liées à des fonctionnements de personnalité, et peuvent se résoudre par une démarche thérapeutique.

L’une des plus pernicieuses est le manque de considération et de respect. Il peut se manifester par l’inattention, voire la surdité aux besoins exprimés, ou par la moquerie. Ces comportements d’apparence anodine ont des conséquences lentes mais parfois dévastatrices par une dévalorisation progressive.

Lors de situations de violences corporelles ou de harcèlement moral de haut niveau, il n’y a généralement pas de demande de médiation, et si c’était le cas, il est peu probable que la personne sous emprise s’exprime en présence de son partenaire. Il est préférable dans ce cas, pour la personne subissant des violences, d’avoir recours à un accompagnement individuel.

La sexualité

La sexualité est une composante importante du couple, à des degrés divers selon les personnes et selon l’ancienneté de la relation.
Ce n’est pas forcément l’absence de sexualité régulière qui est problématique. Il y a difficulté lorsque au moins l’un des deux partenaires n’est pas satisfait, en ressentant un manque, une frustration ou une contrainte.
Considérer l’absence de désir comme un manque d’amour est une croyance simpliste qui confond l’amour et le sexe. Il y a de multiples facteurs qui font baisser la libido : biologiques, psychologiques personnels, relationnels. L’avis d’un sexologue est utile, particulièrement lorsque la cause de la situation n’est pas identifiée.
Plus généralement, la difficulté sexuelle dans un couple est une forme de conflit qui peut impacter fortement la relation et sembler sans issue : l’insatisfaction de l’un étant tout aussi légitime que l’incapacité de l’autre à répondre à ce manque.

Lors des difficultés dans le domaine de la sexualité, une fois écarté ce qui relève de la biologie et de la psychologie personnelle, la médiation permet à chacun de poser ce qu’il souhaite, ce qu’il peut, et d’être entendu à ce sujet. Chaque situation est particulière, C’est en prenant en compte les besoins de chacun, et le désir ou non de poursuivre la relation qu’une solution sera recherchée.

Fidélité et infidélité

La notion de fidélité est particulièrement confuse dans la relation de couple, parce qu’elle se définit différemment selon chacun, et parce qu’elle est souvent conçue comme un devoir, avec un engagement implicite.
– Pour certaines personnes, l’infidélité commence dès qu’un regard se pose sur quelqu’un qui est considéré a priori comme rival. Pour d’autres, elle n’apparaît que lorsqu’il a des relations sexuelles régulières avec un autre partenaire, ou des sentiments. L’éventail est donc très large !
– L’infidélité, sans qu’elle soit clairement définie, est souvent considérée comme une obligation de l’autre indissociable de l’entrée en relation amoureuse. C’est une valeur culturelle plus ou moins ancrée selon les personnes. Il est étonnant qu’elle s’applique souvent davantage à l’autre qu’à soi-même. Il n’est pas rare de rencontrer des hommes ou des femmes qui mettent haut la valeur fidélité, l’exigent de leur partenaire, et se permettent en cachette des relations extraconjugales (justifiées par de très bonnes raisons !)

La découverte d’une relation cachée du conjoint, par une délation, un œil vagabond ou inquisiteur sur un téléphone ou toute autre observation, est souvent vécue comme un choc, voire un cataclysme, conduisant à une crise majeure. Certaines personnes décrivent avoir vécu une chute vertigineuse et ne pas pouvoir s’en remettre. Il y a plusieurs causes à cela, notamment le fait de se sentir trahi, de croire fortement qu’une infidélité traduit une perte d’amour, la dévalorisation ressentie en découvrant que quelqu’un d’autre nous est préférable…

Il y a beaucoup à explorer dans les raisons qui font réagir au fait de se sentir « trompé(e) ».
Une grande partie du problème vient du fait que le contrat implicite n’était pas clair, et qu’un engagement implicite dans une construction psychique est une semi-contrainte qu’il est facile de détourner par inattention (ou alcoolisation…), ou en se racontant une belle histoire pour se justifier. L’absence de clarté dans l’engagement conduit également à de nombreuses suspicions infondées. Le terrain de fidélité est ainsi souvent miné !

Il y a beaucoup à explorer également sur le fait que les relations cachées sont fréquentes, et beaucoup d’entre elles ne sont jamais découvertes. Il y a un décalage interpellant entre un comportement considéré comme une faute, et sa pratique aussi commune.

La découverte d’une relation ou d’une interaction ressentie comme une infidélité et conduisant à une crise conjugale est une motivation fréquente de demande de thérapie de couple. La démarche est alors délicate. La détresse de la personne trahie doit être pleinement entendue, en même temps que le partenaire doit être compris dans le sens que son acte n’est pas intentionnel contre son conjoint, mais répond généralement à un besoin ou une difficulté non exprimée que cette échappatoire tente de résoudre. Parfois, le traumatisme est tel que la relation ne pas être sauvée. Dans d’autres situations, la crise permet une remise à jour de la relation et sa consolidation sur des bases plus solides, avec une blessure qui peut cependant persister. Dès lors que la question fidélité/infidélité a menacé le couple, le nouveau départ repose sur des engagements explicites de chacun des partenaires sur les limites clairement posées dans leurs relations (lignes rouges), ce que chacun demande à son partenaire si malgré cela une ligne posée était franchie, notamment ce qui doit être dit ou non selon le contexte, et les conséquences possibles du non-respect d’un engagement qui a été pris.

Les enfants

Les enfants, qu’ils soient conçus ou adoptés, occupent une place majeure dans la vie d’un couple, qui devient alors une vie de famille. Les difficultés peuvent commencer avant : avoir des enfants ou pas, puis lorsque deux manières de s’en occuper et de les éduquer se confrontent. Ils peuvent prendre tellement d’importance que la relation à deux n’existe plus. Et ils peuvent être une entrave à la séparation, faisant durer une relation qui sans eux se serait terminée.

La question des enfants se discute idéalement avant qu’ils arrivent, avec la conscience de la hauteur de l’engagement pour au moins une vingtaine d’années, jusqu’à leur autonomie et au-delà. C’est un engagement plus fort que celui de la relation de couple ! Une fois que des enfants sont là, à moins de les abandonner ou de laisser l’entière responsabilité à son conjoint, l’engagement à leur égard n’est pas révocable.
Il est parfois difficile de faire la part entre la fonction parentale qui passe avant toutes les autres quand il s’agit de survie, de sécurité, d’éducation et de cadre favorable, et l’épanouissement et la préservation du bien-être des adultes qui est aussi une priorité de vie. Le sacrifice pour ses enfants est une attitude qui semble parfois nécessaire, et qui pourtant est dangereuse. Un adulte qui ne satisfait pas un minimum à ses propres besoins risque de voir se dégrader sa santé psychique, ce qui peut finalement avoir des effets néfastes sur les enfants qu’il souhaitait avant tout protéger !
On ne peut pas préserver un enfant de toute contrariété, et la frustration fait partie de sa construction. Il s’agit alors de faire la part des choses, et de choisir au plus juste. Quand il s’agit de logement, de déménagement, de scolarisation, de gardes pour se libérer du temps et à l’extrême de séparation des parents, ce sont des choix d’adultes. L’important est d’être attentif à eux et de les accompagner si un choix les met en difficulté, pas remettre en cause ce choix s’il est nécessaire simplement pour préserver ses enfants.

Lassitude et l’ennui

Tout couple qui dure s’expose à la lassitude et l’installation d’un ennui, qui peut aller jusqu’à la perte d’enthousiasme et une tendance dépressive. Cela est d’autant plus probable lorsque les tentatives d’évitement de conflit conduisent à se mettre à distance et ne partager que des routines qui se répètent.
Il y a plusieurs manières d’y échapper :
– Avoir chacun une vie personnelle bien remplie, et se retrouver lors de moments choisis lors desquels la vie indépendante de chacun nourrit les échanges.
– Avoir ensemble une vie pleine de projets et d’activité, avec le plaisir de les partager.
– Avoir chacun une personnalité qui se satisfait d’une vie tranquille et préfère vivre dans la routine que d’affronter des changements.

Quand arrive le sentiment de lassitude, d’ennui, avec une perte d’enthousiasme pour l’avenir, alors que le couple vit plutôt tranquillement, sans conflit majeur, la situation est très différente si le sentiment est partagé ou non.
– Si les deux des conjoints sont en phase, une séparation amiable, équitable sur les biens, et en restant bons amis est plutôt aisée.
– Si la lassitude ne concerne qu’un seul des deux, la situation est alors très compliquée. Pour celui qui ne se sent plus à sa place dans le couple, il y a deux choix difficiles : se sacrifier et rester, au risque de plonger dans une dépression existentielle, ou faire le choix de partir en faisant souffrir quelqu’un qui n’a rien fait qui mérite cela et pour qui il y a toujours de l’affection et en plus subit le jugement réprobateur d’un entourage qui ne comprend pas une telle attitude.

Dans l’histoire de l’humanité, le couple a souvent été institutionnalisé comme définitif pour la vie, et la norme était alors de rester ensemble jusqu’au bout, quelles que soient les difficultés pour lesquelles la seule solution est de s’adapter. Pour le meilleur et pour le pire !
Il n’en est plus de même aujourd’hui. L’évolution de la société et de la maturité psychique, comme cela est très bien décrit dans la Spirale Dynamique ou l’échelle des besoins de Maslow, ne peut plus se satisfaire d’une vie routinière qui répond aux besoins de base et se plie à des règles de vie imposées. S’épanouir dans sa propre existence est pour certaines personnes un besoin réel, dont la non-satisfaction conduit à un état dépressif particulier que l’on appelle dépression existentielle. Quand la vie de couple devient une entrave à l’épanouissement personnel ressenti comme un besoin majeur, partir est la seule solution et elle est légitime. Aucune loi n’oblige à se sacrifier pour un autre, et il est impossible de se forcer à être bien. Se sacrifier en se rendant malheureux n’est sans doute pas, à terme, une solution, car elle conduit au dépérissement des deux.
Cependant, ce besoin légitime crée une situation de séparation particulièrement difficile dans laquelle il peut y avoir beaucoup de culpabilité et de difficultés à gérer les conséquences du choix qu’il faut porter seul. L’accompagnement du couple est utile dans un premier temps pour que chacun comprenne bien ce qui se joue pour l’autre. C’est ensuite un accompagnement individuel de chacun des conjoints (par des thérapeutes différents) qui est généralement nécessaire.

La relation de couple aujourd'hui : la difficulté de durer sans évoluer

Dans le passé, pour la majorité de la population, la vie était avant tout une survie, et il n’y avait pas ou peu d’espace pour les problèmes relationnels. Les couples étaient plus stables.
Maintenant que nous avons le luxe d’avoir du temps pour soi et les loisirs, que les besoins élémentaires ne sont généralement pas un problème, qu’un vent de liberté nous pousse à ne plus supporter ce qui nous est trop inconfortable, et que les occasions de rencontres sont multiples : la relation de couple est fragilisée, et les séparations sont fréquentes.
Les parcours de vie avec un seul partenaire sont de plus en plus rares, et les successions de relations sont devenues courantes.
Il existe des couples sans difficulté qui durent. L’apparence peut cependant être trompeuse. Quand un couple idéalisé par son entourage et cité comme modèle se sépare, il laisse autour de lui beaucoup d’incompréhension et de questions.

Dans le monde actuel, la relation de couple connaît le plus souvent des difficultés, tôt ou tard, qui demandent une adaptation pas toujours avantageuse à long terme, ou une évolution de chacun qui elle est toujours bénéfique, que la couple se maintienne ou se sépare.

Les relations qui ont su durer par une bonne capacité adaptive de chacun connaissent souvent une crise entre 15 et 20 ans de relation, ou lors du départ des enfants, ou à la retraite. La lassitude ou un vide qui met chacun en face de l’autre, révèle le fossé entre deux personnes qui ont évolué personnellement, de manière décalée, sans communiquer entre elles. Il apparaît alors que le conjoint n’est plus celui que l’on a connu, et il nous semble bien lointain. La crise couve et peut se révéler par un évènement qui fait déborder un vase déjà plein. La relation entre alors dans un carrefour : se séparer ou se renouveler.

Les crises qui surviennent après une longue relation sont souvent difficiles à résoudre, parce qu’il y a eu beaucoup de non-dits, avec des blessures silencieuses et des rancunes inavouées qui se sont accumulées. Il suffit d’un geste ou d’une parole d’apparence minimes pour réveiller une blessure non refermée, ou d’un comportement mal vécu pour faire basculer la rancune en reproches ou en colère.

L’accompagnement est alors précieux. Il permet de comprendre que l’histoire vécue est juste une confrontation entre deux personnalités qui ne se comprennent pas, et qu’il n’y a pas de part et d’autre d’intentions hostiles. Il permet aussi d’exprimer ce qui a été vécu sans faire de reproche. Arrive ensuite le moment du choix : est-ce qu’il est trop tard, qu’il y a trop de dégâts et qu’il est préférable de s’arrêter là ? Ou est-ce qu’il y a l’envie de se remettre en cause en reconnaissant des comportements blessants, en acceptant réellement la différence de l’autre pour composer avec plutôt que la combattre. Ne plus attendre que l’autre change mais que chacun fasse de son mieux, et évolue de lui-même et dans le respect de ce qu’il est. Il est important aussi d’apprendre à communiquer dans un esprit de coopération. Il s’ouvre alors le chemin d’une nouvelle histoire, plus mature, plus épanouissante, plus épanouissante pour chacun.

Qu’est-ce que l’amour : la grande question !

Spontanément, et conforté par la littérature et le cinéma, nous confondons l’amour avec le désir, le besoin de l’autre, l’attachement ou la dévotion. Ce sentiment centré sur soi considère la relation à travers notre propre modèle, et cherche en l’autre ce qui répond à nos attentes. Il n’y a pas de véritable intérêt pour l’être que nous prétendons aimer. Peut-on appeler cela vraiment de l’amour ?

Sans parler d’amour inconditionnel, qui est une belle idée mais inaccessible à la nature humaine, nous pouvons cultiver une relation qui nous respecte nous-même tout en respectant l’autre. Ni dévotion, ni exigence. Nous apprenons alors à nous intéresser vraiment à la personne que nous aimons. Il y a certes des comportements qui nous agacent, c’est inévitable avec la différence, mais nous pouvons en faire notre affaire. Quand nous ressentons du plaisir à être avec notre partenaire, que nous ne le remettons pas en cause quand il nous agace, que nous nous intéressons à lui aussi bien dans sa face lumineuse que dans sa face sombre, et que nous nous réjouissons de ce que le rend heureux même quand cela se passe indépendamment de nous… alors nous sommes proches du but.

Ennéagramme et spirale dynamique : deux clefs majeures pour comprendre ce qui complique une relation de couple

L’ennéagramme est un modèle de personnalité qui décrit nos motivations et les limites de nos fonctionnements : ce qui nous est facile, ce qui nous est difficile et parfois nous met en situation de stress. Dans un couple, les deux modèles sont presque toujours construits sur une base différente et cette différence est la source de la plupart des conflits. La connaissance du modèle de chacun explique clairement les difficultés rencontrées, et donne des pistes pour mieux se comprendre et mieux s’accepter mutuellement.

La spirale dynamique de Clare Graves décrit plusieurs niveaux d’existence avec des valeurs qui ne comprennent pas ou ne s’acceptent pas d’un niveau à l’autre. Quand les niveaux sont différents dans un couple, il n’y a pas forcément de conflit, mais un décalage qui installe une distance et généralement la lassitude pour au moins l’un des conjoints.

L’Ennéagramme et la Spirale Dynamique sont deux modèles qu’il est aisé de connaître par des formations courtes. Ils sont aussi utilisés dans les thérapies de couples, en utilisant un langage adapté à ce qui est compréhensible pour les personnes concernées

RESSOURCES FACE AUX DIFFICULTÉS RELATIONNELLES EN COUPLE

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